à la Une

Le Grand Trail des Templiers 2018

J’y suis !

Le 21 octobre 03h40, un réveil silencieux sans difficulté dans la tente où nous dormions. Malgré les 5 degrés du petit matin, le stress ( le bon, celui qui te transcende ) qui avait déjà pris possession de mon corps après avoir récupéré mon dossard deux jours avant, me chauffait assez pour ne pas sentir le froid.

Processed with VSCO with a5 preset

 

Je me suis inscrit à cette course en début d’année, tous les km parcourus depuis le 1er janvier avaient pour but d’être prêt aujourd’hui, j’étais excité comme un enfant qui attend ses cadeaux de noël. Le Grand Trail des Templiers fait partie des origines du trail, je voulais le vivre pour l’ambiance et le prestige.

J’ai suivi une préparation spécifique intense pour cet événement. Je prends du plaisir avec un dossard quand je cours, en observant l’environnement que je traverse, mais aussi dans la performance que je vais réaliser et l’effort intense qui va en découler. 

J’avais à coeur de me surprendre physiquement pour valider et performer une deuxième fois un trail de 80 km… et avoir un objectif à la hausse l’année prochaine. 

2F22EB90-C309-4D46-9DEC-301494A04DE5.JPG

Je me range dans le sas n°1 et je patiente jusqu’à l’arrivée de ma moitié ( la petite infirmière ) venue m’encourager pour le départ. Il est 5h45, Gilles Bertrand le président de l’organisation du Festival des Templiers fait un discourt touchant, puis l’adrénaline est à son maximum quand la musique d’Era et le décompte retentissent.

Un petit mot pour ma femme, et je m’élance sous les fumigènes rouges sur un rythme actif, mais bien en dessous mon allure marathon.

Ma stratégie est de ne pas partir trop vite ( cela arrive bien souvent à cause de l’adrénaline ) et d’avancer sur un rythme qui me permettra d’être endurant jusqu’au bout des 79 km et 3650 md+. La première partie du parcours ( 45 premiers km ) étant la plus roulante, il faut que je gère mes efforts pour rester compétitif sur les 34 derniers km.

Après une longue portion de goudron, j’attaque la montée de Carbassas, je me sens vraiment bien sur cette première ascension. Je ne ressens pas le besoin de marcher, je déploie de la foulée sans forcer et mes jambes répondent bien. Sans me trouver déjà dans le rouge, j’arrive au sommet serein pour la suite et je mange une boulette énergétique. De là, je cours à travers Le Causse, avec le jour qui se lève à l’horizon, par des pistes forestières.

8ECD3D84-761A-4555-A40E-DCAB750FF8E5

Je garde mon rythme, je croise Sylvaine Cussot ( je l’encourage à réaliser une belle course ) et je papote un peu avec un bordelais avant d’amorcer la première descente sur un single

618904B4-3D9E-4ACF-96F8-5710F63AC5D3.JPG

pour arriver au premier ravitaillement de Peyreleau,

Processed with VSCO with a5 preset

il y règne une ambiance folle,  où m’attendent ma femme, ma fille et ma mère pour me ravitailler. Jusque là, après 23 km et 763 md+ en 2h12’, tous les signaux sont au vert. Je me débarrasse de ma lampe frontale, des échanges de petits mots avec ma tribu et je repars vers la montée du ravin de Malbouche en direction de Saint André de Vézines.

29F65C4F-56EA-44F8-A730-66ECC2EEC3F3.JPG

 

Je viens de réaliser un quart du parcours et je reste sur un bon élan. La deuxième ascension se passe très bien, j’arrive à gratter quelques places, je suis confiant pour la suite… puis, en commençant une petite descente la première crampe aux ischio-jambiers de la cuisse gauche arrive. C’est horrible, le muscle se contracte de toutes ses forces et tu ne peux plus bouger la jambe pendant un court moment. J’ai déjà connu ce type de problème, le plus important est de ne pas perdre trop de temps, donc il ne faut pas s’affoler, bien souffler et s’étirer la cuisse doucement et enfin repartir en marchant tranquillement pour ( heureusement ) se remettre à courir.

Processed with VSCO with a5 preset

Cet incident n’a duré que 5 minutes mais il m’a fait tomber dans le classement, de 150 éme à Peyreleau je me retrouve 180 éme au deuxième ravito de St André de Vézines. Après 35 km et 1474 md+ en 3h41’ et quelques places perdues, je me considère toujours bien dans ma course. Je suis même en avance sur le temps que j’avais prévu, cette première partie de course est vraiment roulante. Mais avant d’arriver au deuxième ravito, pour remplir mes gourdes et refaire le plein de boulettes énergétiques par ma dream team, des troubles intestinaux commencent a gâcher la fête.

Processed with VSCO with a5 preset

Bref ! Je quitte St André de Vézines où des accordéonistes donnent de l’ambiance, mais plus possible d’attendre, les douleurs intestinales s’accentuent à chaque foulée et même si je n’en ressens pas le besoin, il faut que je m’en assure en trouvant un petit coin pour essayer de faire un petit besoin libérateur. Et pour l’anecdote, je pensais tellement à chercher un coin à l’abri des regards que je suis sorti du parcours sans m’en rendre compte… cette mésaventure m’a fait perdre 6 minutes, rallonger ma course de 1 km et ne m’a absolument pas libéré de mes douleurs intestinales. Heureusement, je retrouve rapidement le parcours mais la portion qui suit est clairement la plus dure, physiquement et mentalement. C’est la première fois que je ressens de telles douleurs au ventre en pleine course, comme si cela ne suffisait pas mes ischio-jambiers sur les deux cuisses étaient au bord de la rupture, et je vous l’avoue, sur ces 15 km et 650 md+ jusqu’à Pierrefiche j’ai douté de moi à arriver au bout mais dans mon esprit il était hors de question d’abandonner. Cela ne m’a pas empêché d’admirer le village moyenageux de Montméjean.

Processed with VSCO with a5 preset

J’ai serré les dents pour retrouver ma tribu au troisième ravito et prendre un peu de réconfort. C’est là où mon équipe est indispensable, je sais que je peux compter sur elle  pour me booster mentalement, comme Kevin par ailleurs, qui me donnait énormément d’informations et des encouragements par téléphone pendant la course. A ce moment de la course j’ai parcouru 50 km avec 2123 md+ en 5h43’ et je suis 216 éme. Sur ce ravito, j’ai prévu de changer de chaussettes ( ça fait un bien fou ) et même si je perds du temps je ne m’affole pas.

Processed with VSCO with a5 preset

On avait mis une stratégie en place je change rien, je sais très bien que je ne pourrai pas rattraper le temps perdu. Par contre j’ai modifié la stratégie alimentaire et hydrique; j’arrête les boulettes énergétiques et l’eau glucosée pour des compotes riches en dattes ( stratégie payante puisque je n’ai plus eu mal au ventre ) .

Je serre chaque membre de ma team dans mes bras, et quelques larmes en donnant rendez vous à ma femme à l’arrivée.

Processed with VSCO with a5 preset

Une nouvelle course démarre ! 

L’orage est clairement passé, je me sens bien et je n’ai absolument plus mal au ventre. Bon j’ai toujours les jambes dans le dur mais c’est normal, elles ont quand même 50 bornes au compteur depuis ce matin, et enfin ma stratégie de partir tranquillement au départ de la course a été réellement payante.

 

Là ou certains marchent dans les côtes et les descentes techniques comme celle du Roubelier, j’arrive a courir ! J’ai même eu droit à un : « T’as encore les jambes pour courir ? » 

Processed with VSCO with a5 preset

C’est à ce moment là que j’ai senti avoir progresser physiquement par apport à l’année dernière ( Grand Raid des Pyrénées ), même après 60 km j’arrive a produire des foulées en côtes, certes petites, mais bel et bien des foulées, car après la montée de Massebiau jusqu’au dernier ravitaillement des fermes du Cade, de la 216 éme place je me classe 153 éme. 

Sur ce dernier ravito, après 71,3 km avec 3288 md+ en 8h39’, je rempli une dernière fois mes flasques et je m’arrête pour manger. J’ai faim !! Et avant la descente technique du CAF et la montée sur le nez rocheux de la Pouncho d’Agast par le Faux Monnayeur, je dévore tout ce que je trouve ! ( taboulé, pain d’épice tartiné de Roquefort, bananes, chocolat, crêpes et Balisto )

Processed with VSCO with a5 preset

Il me reste un peu moins de 8 km avec 364 md+, la partie la plus dure du parcours, mais à part une blessure plus rien ne peut m’arrêter, et ça sent bon le sub-10h00.

Go !! J’arrive la famille !! 

La première descente se passe plutôt bien, mais a mis-descente je ramasse une belle contracture de l’adducteur gauche. Une nouvelle fois je ne panique pas, bien qu’elle soit extrêmement douloureuse, j’arrive a marcher pour à nouveau courir avant d’amorcer cette terrible montée du Puncho D’Agast. Et là, croyez moi, c’est dur et interminable ( la montée de la Rhune 1 mois avant m’a bien entrainé ), des marches rocheuses à ne plus en finir et sans s’aider des mains, il est impossible de monter. Avec beaucoup de persévérance

Processed with VSCO with a5 preset

je parviens au sommet en 9h30’, on y aperçoit le Viaduc et toute la ville de Millau, je descends jusqu’a l’arrivée en passant par la grotte du Hiboux,

Processed with VSCO with a5 preset

je donne tout ce qu’il me reste dans ces deux derniers km pour finir en moins de 10h00, je me tempère malgré tout car le sol est très glissant

Processed with VSCO with a5 preset

et dans un dernier effort je monte les dernières marches pour rejoindre l’arche de l’arrivée du Grand Trail des Templiers en levant mes deux poings vers le haut. 

Processed with VSCO with a5 preset

Je suis FINISHER du Grand Trail des Templiers 80 km ( et oui souvenez vous je me suis perdu ) avec 3658 md+ en 9h51’21’’ et je prends la 136 éme place.

Quel combat, je me suis vraiment battu pour arriver au bout et réaliser mon objectif, l’émotion est à son maximum. Je serre ma famille dans mes bras en les remerciant fortement d’avoir contribué a mon exploit personnel et je récupère ma médaille et ma veste de finisher. 

Je suis très heureux de valider une deuxième fois la distance de 80 km tout en performant car désormais je vais pouvoir revoir mon objectif à la hausse l’année prochaine, dépasser la barre mythique des 100 km en montagne, etc, enfin l’obtention de mes 4 premiers points UTMB sur une course me permet de continuer à rêver pour mon gros projet 2020… 

Remerciements: 

  • Merci à l’organisation et à tous les bénévoles sur les ravitos et sur le parcours de donner autant de votre personne pour nous permettre de prendre un plaisir énorme tout au long de la course.
  • Merci à vous tous pour vos encouragement et vos félicitations pendant et après la course.
  • Et enfin, un énorme merci à ma femme « Sandrine », à ma mère « Maria » et à ma fille « Maëva » de m’accompagner sur mes courses, de vous lever à 5h00 du matin pour m’assister sur les ravitaillements, de supporter le mauvais caractère que je peux avoir quand je ne suis pas content de moi, de m’attendre pendant plusieurs heures jusqu’à mon arrivée et enfin de me donner de votre amour pour m’aider mentalement à être finisher. Ce n’est pas seulement ma victoire mais c’est aussi la notre !
  • IMG_2542.jpg

 

Publicités

Marathon de Nantes, une victoire  » amère « 

l’année dernière, une journée de septembre, Mathieu de Upperwestguys ( un ami ) m’appelle et me propose de participer au marathon de Nantes. Il a deux invitations… et une invitation ça ne se refuse pas !

Tout fraîchement sorti du Grand Raid des Pyrénées, j’étais vraiment heureux de partir sur ce challenge. Après les 84 km et 5150 md+ du GRP, mon premier ultra trail ( et oui, à partir de 80 km on est sur de l’ultra trail ), j’avais a cœur d’améliorer ma  » vma  » ( ou vo2 max ) et ma  » puissance lipidique  » pour être plus performant sur les longues distances.

Et quoi de mieux qu’une grosse préparation marathon pour progresser sur ces deux facteurs ! Alors je me lance !

Du mois d’Octobre au mois de Décembre, je décidais de travailler ma vma sérieusement comme jamais avec en moyenne 8 entraînements par semaine. Cette préparation représenta en volume 1204 km.

Et du 9 Janvier jusqu’au 19 avril, la suite de mon entraînement passa sur la préparation spécifique ( travail de l’allure marathon et de la puissance lipidique ), avec en moyenne 10 entrainements par semaine sauf sur semaine de récupération et régénération. Cette préparation représenta en volume 1937 km.

Les deux additionnés cumulent 3141 km de volume d’entraînement.

Je sais, ça fait beaucoup mais j’ai pris ce risque pour deux raisons:

-La première c’est que je suis un compétiteur et participer à ce marathon était synonyme de gros objectif… passer sous les 3h00 ! et je voulais vraiment m’en donner les moyens.

-La deuxième c’est que juste après ( avec une bonne coupure ), je bascule sur le Trail, et toute cette préparation volumineuse ne pourra que me permettre d’acquérir de très bonnes bases d’endurance et de mieux lutter avec les longues distance et les côtes qui m’attendent par la suite, notamment au Grand Trail des Templiers le 21 Octobre.

Je savais que je pouvais prendre un risque de surentrainement, ce qui m’est arrivé d’ailleurs en toute fin de préparation ( baisse de tension artérielle et tendinite a la cheville droite ), mais comme on dit  » Plus l’entrainement est dur, Plus la course est facile  »

De plus après avoir battu mes records sur 10 km le 11 fevrier avec une allure à 3’43 min/km et sur semi-marathon le 24 mars avec une allure à 3’49 min/km, j’ai revu mon objectif à la hausse… un tort je pense. J’ai travaillé une allure spécifique depuis deux mois et j’aurais du rester sur mon plan initial ( première leçon que je tire de ce marathon ), mais jusque là tout était parfait. j’enquillais les kms avec tous les voyants au vert au niveau physique et je réalise des records persos.

10 jours avant le départ, je commence l’affûtage et mis à part ma tendinite que j’arrivais a supporter sur mes quelques sorties, je commençais à avoir des fourmis dans les jambes, la surcompensation fonctionnait. J’étais au taquet et prêt pour affronter les 42,195 km Nantais.

La seule mauvaise nouvelle fût la météo. Après une préparation sous des températures hivernales durant 5 mois, le soleil décide de faire son apparition maintenant… 5 jours avant le marathon. Et c’est indéniable il va faire très chaud !!

Voila je vous résume grossièrement toute ma préparation et mes ressentis d’avant course pour que vous sachiez ou je me situais au niveau physique et mental à 9h30 au départ du marathon de Nantes.

On y est dimanche matin, avec Mathieu on se place dans le sas 3h00, on échange un peu, on rigole mais on sait que ça va être dur. Un marathon, il faut être capable de courir à intensité maximale de ses capacités du moment sur la distance reine de l’athlétisme… 42 km.

9h30… GO !!!

je m’élance a la bonne allure et je fais attention, avec l’euphorie, de ne pas partir trop vite. Je me sens vraiment bien sur les premiers km, par contre dans les trois premiers km, je commence à manger des casses pattes  ( faux plat/ pont ), et quand je vois le panneau 3km/ 35km, je sais déjà que la fin se fera au mental pour tenir mon objectif.

7

Les 5 premiers kms en 20’24 » ( 4’04 min/km ) se passent super bien, nous sommes dans le centre ville de Nantes et les grandes battisses nous protègent du soleil, on court à l’ombre et c’est cool !

On traverse le Jardin des Plantes, même dans ma bulle j’ai pu remarquer que ce parc était très beau, puis j’arrive dans le coeur du centre ville de Nantes… quelle ambiance !!

Le public Nantais est là et franchement c’est agréable ! Je dois passer trois fois par cette zone, si je suis dans le dur le public pourra me rebooster.

Je déroule les kms et tout va bien, j’arrive sur les quais au 10 éme km en 40’24 » ( 4’02″/km ), je suis dans mon tempo, mon allure objectif et j’ai plus qu’à me caler sans chercher de complication. je sais qu’à ce moment je me suis dit :  » Aller Thomas ! encore 32 km, pendant ta préparation t’as rentré des sorties de 36 km sans taper de mur, il n’y a pas de raison, ça va rentrer !!  »

5

Par contre, c’était sans savoir que une fois sur les quais deux éléments allaient changer les choses. Désormais plus d’ombre, le soleil frappait fort sur la tête et le corps et croyez moi on le sent de suite et enfin un vent de face qui, certes rafraichissait un peu, demandait de forcer pour tenir mon allure. Ce fût déterminant pour la suite.

Mais j’arrive au 15 éme km en 1h00’24 », je tiens toujours la bonne allure, je prends mon 1er gel et aucun signe de fatigue dans mes jambes, mais je ne vous cache pas que ma tendinite, elle, je la sens à chaque foulée. J’essaie juste de pas me focaliser dessus.

Encore 27 km et pour le moment je prends un plaisir énorme !

6

Le parcours nous fait ensuite passer par la  » Maison des Hommes et des Techniques  » ( les machines de l’île ) et quel plaisir de passer devant  » Le Grand Éléphant « , ses 12 mètres de haut impressionnent et quel régal pour les yeux.

Par contre le pont « Anne de Bretagne « , il fait très mal, premier ralentissement dans mon allure, mais tout va bien et je prends mon deuxième gel. Je passe le semi en 1h25’24 », et je suis parfaitement dans ma stratégie. Réaliser deux semi sur la base de ce chrono.

8

Puis rebelote, retour sur les quais… retour de la chaleur et du vent.

A partir de la une nouvelle course commence, je sais que le plaisir est fini, il va falloir y aller au mental. Je pense plus à 2h55 mais au moins passer en dessous de la barre des 3h00.

J’arrive au 25 éme km en 1h41’48 », mon allure moyenne baisse mais si je tiens le coup, les 3h00 sont dans la poche. Mais qu’est ce que j’ai chaud, c’est dur et je lutte vraiment pour continuer à courir 14,5 km/h.

Deuxiéme passage devant le Grand Éléphant et il aura eu raison de moi !

Qu’est ce qui m’arrive ?! ce n’est pas possible, je commence a ressentir des picotements dans les cuisses et les mollets, mes jambes sont lourdes, je n’y arrive plus. J’ai chaud, j’ai mal à la cheville et mes jambes n’avancent plus…

30 éme km… BIM !!! je me prends le mur… explosion net !!

C’est fini, je vais abandonner, c’est certain. Mon corps est en black out total, je marche, bordel de bordel !! je marche !!

Et c’est maintenant que mon plus fidèle allié arrive… mon mental qui a déjà fait si souvent ses preuves, je sais que je peux compter sur lui !

Je me reprends, il me reste 12 km, ce qui représente une sortie de 1h00, je dois pouvoir le faire !!

je suis à 2h06′ de course, je devrais arriver vers 3h06′. Il n’est plus question de la barrière des 3h00 mais d’être finisher maintenant et je prends mon gel.

Je ne vais pas pouvoir vous dire grand chose par la suite, juste que j’ai énormément souffert pour arriver au bout. Quand le meneur d’allure 3h00 me double, je sens une réelle déception, je m’étais tellement entrainé pour y arriver. J’ai pourtant essayer de le suivre, mais bordel, encore un pont, je marche.

35 éme km crampe au quadriceps gauche, 38 éme km crampe au quadriceps droit… quel enfer !! je marche à plusieurs reprises en me massant les cuisses pour faire partir les crampes plus vite et la chaleur n’arrange rien.

Heureusement que le public nantais et les bénévoles donnent de leur voix, grâce à ça j’ai pu me relancer dans ma course. Au 40 éme km, je suis heureux, je sais que le plus dur est fait, en passant devant le ravito je hurle de joie, j’arrive même à accélérer… la puissance du cerveau !!

C’est fou comme il peut agir sur le corps, il comprend que c’est la fin et il lâche tout ce qui reste.

1

Ces deux km sont un véritable régal, c’est toujours aussi dur mais j’en profite, je sais que je vais finir, les nantais m’encouragent et j’adore ça. J’arrive en larmes sur ce magnifique tapis rouge à 43,1 km en 3h09’05 » à la 110 éme place sur 2950 finishers ( 600 abandons ).

3

Quel kiffe !! Je veux profiter de ce moment, avant de prendre ma médaille, je m’allonge par terre, visage face au ciel et je me mets à rêvasser pendant un moment… merde ! je l’ai mérité !

Puis sans perdre de temps je rejoins ma tribu en larmes et je les sers fortement dans mes bras.

j’ai tout donné, j’ai puisé comme jamais pour aller chercher ce petit beurre.

10

Je ne vous cache pas que sur le coup j’ai ressenti de la déception, mais après coup j’ai réalisé que ce marathon fût une belle victoire contre moi même avec malgré tout… un goût amer.  Vu les conditions du jour mes intentions étaient trop élevées, la barre des 3h00 se sera pour la prochaine fois.

4

Avec de tels épreuves on en sort toujours grandi, et pour se consoler, une course ratée est un entrainement réussi.

Et pour l’anecdote, Mathieu a terminé son premier marathon.

 

 

 

 

 

 

Gâteau Énergétique

Vous avez un semi, un marathon, un trail ou une sortie longue de prévue très tôt en matinée ou alors en fin d’après midi ?

Vous voulez vous lever le plus tard possible sans avoir un petit déjeuner à préparer 3h00 avant la course ?

Un plat lourd, vous n’avez pas envie de manger un plat de pâtes à 17h00  ?

Alors le gâteau énergétique est la solution !

29829209_1777747118972304_419737586_o

Qu’est-ce qu’un gâteau énergétique ?

C’est un « gâteau de l’effort »  dont la composition permet de remplacer les aliments habituels du dernier repas avant l’effort. Ce cake doit fournir une qualité calorique et nutritive suffisante pour assurer et garnir vos réserves de sucre musculaire et hépatique.

Afin d’éviter coups de pompe ou assurer une performance sportive, prendre un petit déjeuner est votre meilleur allié. Si votre sortie est très matinale, si vous n’avez pas le temps disponible pour prendre un vrai repas, préparez à l’avance un « gâteau énergétique ».

Digeste, il se consomme 1h30 à 2h00 avant la course (au lieu des 3h avec un petit déjeuner classique). C’est un peu de sommeil de gagné.

Un gâteau de faible volume, digeste avec un max d’énergie.

Pour 3 parts

  • 150 g de farine complète
  • 30 g d’amande ou de noisette en poudre
  • 75 g de sirop d’agave
  • 1 sachet de levure
  • 150 g banane
  • 200 ml de lait 1/2 écrémé
  • 1 œuf entier + 1 blanc
  • 1 pointe de couteau de cannelle en poudre (1/4 de cuillerée à café)
  • 1 pincée de sel

La préparation

  • Dans un premier récipient, mélanger de façon homogène farine, poudre d’amande ou de noisette, levure, cannelle. Tamiser l’ensemble
  • Dans un second saladier, battre énergiquement l’œuf entier avec le sirop d’agave.
  • Battre le blanc en neige avec la pincée de sel dans un récipient à part, puis l’incorporer délicatement au mélange.
  • Verser délicatement la 2ème préparation à la 1ère, et mélanger.
  • Ajouter progressivement le lait à l’ensemble.
  • Ajouter la banane coupée en rondelles à la préparation.
  • Verser la pâte dans un moule à cake préalablement beurré.
  • Enfourner le plat à 160-180°C (Thermostat: 5-6) dans un four préchauffé (40 minutes de cuisson).
  • Pour tester la cuisson, piquer la lame d’un couteau à l’intérieur: c’est cuit lorsque la pâte n’y adhère plus!

29893774_1777747148972301_1875328944_o

Astuce: vous pouvez mettre 100 g de farine complète + 50 g de farine normale pour que le gâteau soit moins compacte.

Une fois cuit, vous le coupez en trois et une part équivaut à un repas ( le reste se congèle très bien en sachet congélation pour la prochaine fois ).

Bonne dégustation !

 

 

Lucky & Kévin des Basicrunners avec Pumarunyourway

Salut les copains!

Avec mes projets actuels je n’ai pas eu trop le temps de vous parler un peu de mes aventures!

Et cette fois-ci je vais vous parler d’une marque en particulier, Puma!

Continuer à lire … « Lucky & Kévin des Basicrunners avec Pumarunyourway »

COURIR POUR MINCIR

Coucou les Runners !

Souvent, après mes sorties, je vous explique que lors d’une sortie à jeûn ou même sur une sortie en endurance fondamentale il est important de courir lentement, à une faible intensité .Courir à une fréquence cardiaque faible améliore votre endurance, habitue votre organisme à utiliser l’énergie lipidique ( graisses ) et donc à mincir.
Mais le sujet que je veux traiter avec vous sur cet article c’est  » MINCIR « .

Processed with VSCO with hb1 preset
Processed with VSCO with hb1 preset

On va pas se mentir, la majorité des gens qui ont commencé à courir n’ont pas débuté le running pour l’envie de courir mais pour perdre du poids donc pour maigrir ou pour contrôler leur masse.
Quand vous courez votre corps fait appel à trois sources d’énergies: les glucides, les protéines et les lipides (graisses), mais principalement les glucides et les lipides.
Que vous couriez 15min, 30min, 45min ou 1h, votre corps va brûler des calories (  énergie ).

img_2414
Vos réserves de glucides sont  l’énergie priviligiée à l’effort, car rapidement disponibles pour votre organisme, elles vont toutefois rapidement s’épuiser car elles sont trés faibles ( centaines de grammes ).Puis votre corps va faire appel aux graisses pour continuer de distribuer de l’énergie et de courir. Il faut compter 40min pour vider vos réserves de glucides et commencer à sérieusement taper dans la graisse.

img_1721
Rassurez vous, même en courant 30min vous brûlez des graisses, mais la quantité est très faible. Et plus que la durée de votre sortie, ce qui va réellement impacter l’utilisation des graisses est l’intensité de votre effort.
Effectivement si dès le début de votre run les glucides et les lipides sont utilisés, plus l’intensité est élevée plus l’utilisation des glucides sera importante et inversement, plus votre intensité sera faible plus vous utiliserez des lipides ( graisses ).

Mais quelle est l’intensité idéale pour brûler des graisses ?
Il est reconnu que cette intensité, appelé  » LIPOMAX « , se situe entre 50 et 60 % de votre Fréquence Cardiaque de réserve.

Voici comment la calculer :

Fréquence Cardiaque de travail à Lipomax = [ ( FC Max – FC Repos ) x 0,5 ] + FC Repos

Prenons pour exemple ma FC Max ( 194 ) et ma FC Repos ( 42 ).
Ma FC de réserve: 194 – 42 = 152 battements/min ( bpm )
Ma fréquence cardiaque basse à Lipomax: (152 x 0,5 = 76 bpm ) + 42 = 118 bpm
Ma fréquence cardiaque haute à Lipomax: ( 152 x 0.6 = 91 bpm ) + 42 = 133 bpm
Ma zone de fréquence cardiaque à Lipomax se situe entre 118 et 133 bpm

Vous savez désormais mesurer l’intensité d’effort et votre allure de course pour maximiser le brûlage des graisses.

img_2012
Rassurez vous, le Lipomax n’est pas la seule méthode et elle en est une parmi tant d’autres et tant que vous courez à 70 % voir moins, vous verrez des progrés sur votre balance rapidement.
C’est une méthode assez extrême, je le conçois, l’allure de course à cette intensité doit être faible, très faible, et cela peut devenir lassant. Mais si votre objectif prioritaire est de perdre du poids alors je vous conseille de travailler de temps en temps à l’intensité Lipomax.

img_2410

Perdez pas de vue non plus que quand vous réalisez des séances à très hautes intensités ( séances fractionnées ), votre corps brûle des graisses après la fin de l’effort ( au repos ) jusqu’à 15-20% en plus qu’à la normal.